étape 6

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Jeudi 25 juillet : étape 6.

Camping Les Rocailles Champex (9h40) - Le Peuty (16h30)

Dénivelé : + 719 m / - 891 m

Temps mitigé.

[Alexis raconte]

 

Lever à 7h30. Les doubles-toits sont détrempés à cause de la condensation. Une question obsède tous les esprits : va-t-on faire cette foutue variante d’Arpette, oui ou non ? Devant la couleur légèrement inquiétante des nuages et le manque général de motivation du collectif, il est décidé de prendre la voie bovine, autrement dit le chemin des écoliers.

Départ à 9h40 seulement du camping (1498 m). En effet, récupération de la cuite d’hier + utilisation extensive des installations du camping + petit déj copieux + séchage des doubles-toits = bon retard sur le planning !

En raison de l’intense frustration née des 3 tranches de pain de mie qui se battaient en duel au dernier repas, Julien et Guillaume ont décidé de se goinfrer et d’acheter 3 pains de seigle plus une baguette, le tout pour la somme rondelette de 16 FS. Comme quoi, on comprend pourquoi ils sont riches ces suisses !

Le début de la randonnée n’offre pour seule attraction que le défilé de sous-vêtements sur sac offert par Nathalie et Aline. Après une vingtaine de minutes, repos bien mérité sous la pancarte « aire de repos réservée aux personnes fatiguées ». Prise de photos avec mines de circonstance.

A la longue descente monotone du village succèdent des paysages « vosgiens » au milieu des sapins. On rencontre quelques chèvres au plan de l’Au (1330 m) ; une chèvre blonde à barbiche veut absolument m’adopter…

On repart. Le chemin passe du «  vosgien » au « guadeloupéen » : il est étroit, boueux et monte dur. On en chie carrément ! Ce qui ne nous empêche pas à l’arrière de partager quelques fous rires. Bref, le moral est bon ! Priscilla veut absolument se faire photographier d’en bas, parce que c’est « plus impressionnant ». Sébastien confirme, de son viseur, que c’est une « vue très impressionnante ».

Nathalie se déboîte la hanche gauche en montée, avant de la remettre en place façon « Arme Fatale » à l’abri des regards indiscrets.

Au détour d’un virage, on tombe sur un troupeau de vaches, nanties de belles et grosses cloches, et qui font visiblement peur aux filles. La vallée de Martigny nous apparaît enfin en contrebas.

Après l’effort, le réconfort : on s’arrête à la buvette Bovine (1987 m) vers 12h45 où l’on s’explose la panse avec bonheur : pain, saucisson, fromage (tilsit), thon, mayo, tomates, abricots, bananes (pomme pour moi). On se paie tous une boisson chaude (café, thé ou chocolat) sauf Aline qui, « malencontreusement », oublie de payer et garde les sous dans sa poche. Quel bel exemple de morale chrétienne…

La remise en route après une bonne 1h30 de pause est difficile : il fait froid, la pluie menace, on a le bide éclaté, on devient feignant et pour couronner le tout, des ânes ont le mauvais goût de se trouver 50 m après la buvette. Forcément, on est obligé de faire une pause.

Après le Collet Portalo (2049 m) commence la descente. On tente de descendre sur quelques mètres en faisant la « queue-leu-leu »… à l’initiative de Guillaume.

Après les ânes, les vaches dans les prés, il faut les voir de loin. Elles font « Meuh Meuh ». Priscilla, toute affairée par ce véritable safari-photo, se fait lécher les aisselles par une vache.

Suit une longue descente pleine de pierres et de racines jusqu’au col de la Forclaz (1526 m). C’est là que Seb trouve un gros paquet de coke (estimé à pas loin de 100 000 euros). Grâce aux talents d’expérimentateur de Nicolas, on découvre qu’il s’agit en fait de lait en poudre (estimé à moins d’un euro).

Priscilla nous explique pourquoi elle souffre tant de ses ampoules : elle s’est arraché la peau en essayant de décoller l’Hansaplast. Elle s’en mord encore les doigts de pied !

Au col, on rejoint la route, pour continuer vers le refuge du Peuty (1326 m). On y parvient pile au moment où les premières gouttes commencent à tomber (vers 16h30). Julien trouve une bouteille de limonade, qu’il s’enfile tout seul, l’égoïste !

Le refuge est vraiment très sympa : dortoir tout en bois, cuisine en-dessous, douches chaudes, pas cher (8 euros), et personne pour surveiller !

Les plus valides d’entre nous partent à Trient pour le ravitaillement. Repas de raviolis (risotto pour Laurie et moi), gruyère râpé, kiwis, déca, assaisonné d’un débat très enflammé sur la religion et la foi. Julien se pose plein de questions, quant à Laurie, elle aimerait bien pouvoir louer une église pour se marier. Dodo à 22h15.

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Dernière mise à jour le : 06 novembre 2002.