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Mardi 23 juillet : étape 4. Le Pré de Saxe-Courmayeur (8h40) - Refuge Elena (18h). Dénivelé : + 1248 m / - 1206 m Gros soleil. [Aline raconte]
Départ à 8h40 après un bon petit déjeuner (Nesquik, cake). Ça démarre très dur : grosse côte avec une très forte pente. Nous nous arrêtons en haut, sur le Mont de la Saxe (vers 2300 m), où nous admirons le col de la Seigne au loin, le Mont-Blanc et celui de Courmayeur, et les Grandes Jorasses. Une des plus belles vues à 360 degrés de notre tour ! Puis passage sur crête, et à nouveau grosse côte. Par endroits, il faut rester vigilant, car la pente sur le côté est impressionnante. Nous atteignons d’abord la Tête Bernarda (2534 m), puis la Tête de la Tronche (2584 m), où commence une descente qui me fait peur. Je démarre sur les fesses car j’ai le vertige, puis Guillaume vient à mon secours en me prenant mon sac sur une épaule, en plus du sien, pour finir la descente jusqu’au col du Sapin (2436 m). Nicolas admire les « muscles saillants » de Guillaume. Alexis, lui, n’a pas le vertige, et fait son flash dans la descente jusqu’à l’Alpe de Sécheron (2260 m). Julien laisse son sac et court jusqu’à des chalets en espérant trouver un point d’eau. Mais il revient bredouille. Nous commençons alors une nouvelle montée vers le Pas Entre-Deux-Sauts (2524 m), pendant laquelle Laurie double tout le monde. On la soupçonne de porter un petit sac vide. Nicolas, au contraire, trouve qu’elle est une vraie fille de la montagne. Priscilla, quant à elle, est bien une fille de la ville, et marche à son rythme, avec son sac bien chargé. Arrêt au Pas Entre-Deux-Sauts pour pique-niquer vers 12h30 : pain de mie, mayo, jambon, banane. Redépart après une heure et longue descente douce vers les chalets de l’Alpe supérieure de Malatra (2213 m), où nous espérons trouver de l’eau, mais il est fermé. Nous commençons à envisager d’utiliser les Micropur. Mais Malatra (2056 m) n’est pas très loin, et nous pouvons enfin y remplir nos bouteilles. Pendant cette descente, le Mont-Blanc a mis son bonnet : il paraît que c’est signe de tempête ! Encore une longue descente, maintenant dans la forêt, jusqu’à Lavachey (1642 m). Avec Alexis et Nathalie, nous sommes à la traîne, toujours à cause de son genou. Elle s’appuie sur deux bâtons en guise de béquilles, et commence à se faire des ampoules aux mains. Nous rejoignons en bas les autres, qui se trempent les pieds avec délice dans l’eau glacée d’un torrent. Nous nous empressons de faire la même chose. Puis c’est une route bitumée, en plein cagnard, pendant laquelle, j’enlève mes pompes de rando, et je mets mes tongues sur les conseils de Guillaume. Je commençais à ne plus les supporter car elles me faisaient mal au niveau des os des chevilles. A partir d’Arnuva (1769 m) (vues sur le glacier du Triolet), le bitume fait place à un large chemin de graviers blancs, qui monte jusqu’au Refuge Elena (2062 m). Sébastien grimpe comme un fou. Guillaume reste derrière Priscilla pour l’eau et le sucre qu’elle n’a pas dans son sac. Nous arrivons au refuge vers 18h. Il est situé tout au fond de la vallée, entouré entre autres du Glacier du Triolet, du Glacier de Pré-de-Bar, du Petit Col Ferret et du Grand Col Ferret. Nous plantons les tentes juste derrière, en plein vent. Puis nous faisons 1,5 kg de pâtes collantes, et cette fois-ci, ce n’est pas assez pour 9 : tout le monde a vraiment faim. Certains complètent leur repas par des chips achetés au refuge (Sébastien et Guillaume), des bounty (pour moi), ou par deux tasses de thé (Nicolas). Laurie, pendant ce temps, joue au foot pieds nus avec les piquets de tente, et elle perd. Priscilla, elle, paye encore pour une douche à l’eau froide car les ballons d’eau chaude sont vides, sauf que cette fois, elle est encore plus chère (3 euros), et qu’en plus, on peut la prendre gratuitement. Dodo vers 9h.
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