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Voici quelques extraits du récit du TMB 2002, sélectionnés et montés par Julien. Mis bout à bout, ces petits extraits sont particulièrement significatifs !
Le TMB de Nathalie : caillou, malou, genou Nathalie commence à sentir des frottements aux talons : Nicolas vient à la rescousse avec ses pansements hydrocolloïdes. Nathalie et Alexis ont visiblement du mal à émerger. Nathalie a de plus en plus mal au genou. Nathalie descend à reculons pour ne pas trop souffrir du genou... Nathalie et Alexis vont à la pharmacie acheter des pansements et de quoi soulager le genou de Nathalie. Nathalie a préféré rester près du campement pour reposer son genou. Avec Alexis et Nathalie, nous sommes à la traîne, toujours à cause de son genou. Elle s’appuie sur deux bâtons en guise de béquilles, et commence à se faire des ampoules aux mains. Nathalie s’arrête après 10 m : l’ampoule dans la paume de la main a éclaté. Soins. Redépart. Nathalie s’arrête à nouveau après 10 m. Panne de chaussures… Départ pour le resto après que Nathalie a terminé sa lessive. Nathalie se déboîte la hanche gauche en montée, avant de la remettre en place façon « Arme Fatale » ; à l’abri des regards indiscrets. A notre retour, je prends une photo de tout le monde assis sur les marches du gîte, tandis que Nathalie se plaint que les marches lui glacent les fesses. Nathalie fait remarquer ces enculés de nuages suisses qui grimpent le long de la vallée vers la France. Nathalie s’arrête et va faire pipi derrière un bâtiment. On décide tout d’abord de monter, puis devant les plaintes de Nathalie et Seb, on se divise à nouveau. Pour ma fête, « dans mon sac, il y a les chaussettes d’une semaine de Guillaume, les bleues dans les blanches, le palmier d’Alexis, un sucre d’Aline, 2 verres de vin rouge cul sec de Julien, le bout de saucisson de Laurie, le shampooing-douche vide de Priscilla, un bonbon à la banane de Seb, et la note à régler pour le resto de Nicolas ». Le TMB de Priscilla : Miss Douche Quant à Priscilla et Sébastien, ils arrivent dans leur 306 blanche avec une heure de retard à Athis-Mons. Vent et pluie de plus en plus forts. Le groupe s’éparpille, les ponchos éclatent, Priscilla se prend les pieds dedans. Priscilla se fait mordre par un taon. Priscilla et moi fermons la marche loin derrière. Priscilla décide de prendre une douche (2 euros les 3 min), mais elle se fait avoir, car le temps s’écoule même quand l’eau ne coule pas (contrairement au refuge Elisabetta). Elle est obligée de se rincer entièrement à l’eau froide… Priscilla, quant à elle, est bien une fille de la ville, et marche à son rythme. Priscilla, elle, paye encore pour une douche à l’eau froide car les ballons d’eau chaude sont vides, sauf que cette fois, elle est encore plus chère (3 euros), et qu’en plus, on peut la prendre gratuitement. Douches chaudes, appréciées par tous et notamment par Priscilla ! Priscilla veut absolument se faire photographier d’en bas, parce que c’est « plus impressionnant ». Sébastien confirme, de son viseur, que c’est une « vue très impressionnante ». Priscilla, toute affairée par ce véritable safari-photo, se fait lécher les aisselles par une vache. Priscilla nous explique pourquoi elle souffre tant de ses ampoules : elle s’est arraché la peau en essayant de décoller l’Hansaplast. Elle s’en mord encore les doigts de pied ! Départ 9h15, le temps que Priscilla et Seb, guère matinaux aujourd’hui, rangent toutes leurs affaires. Laurie et Priscilla discutent chiffons pendant ce temps… Priscilla (grâce à la fameuse technique du cri-rentre-dedans à n’importe quelle température) s’échappe à l’autre bout du lac avec Nicolas et n’a pas l’air de comprendre pourquoi l’eau, soudain, est plus chaude. Nicolas avait visiblement bu un peu trop de jus de fruits au petit déj’… Mais les cheveux de Priscilla ont toutes les chances d’en ressortir plus soyeux… parce qu’elle le vaut bien ! Dans mon sac, il y a le shampooing-douche vide de Priscilla Le TMB de Nicolas : de façon grotesque Nicolas profite des soldes pour s’acheter un bon sac à dos avec 30% de réduction, le sien commençant déjà ( !) à montrer des signes de faiblesse. Nicolas se remplit les chaussures d’eau en traversant une rivière « de façon grotesque ». Mottets (1870 m) : pause caca, avec chiottes à la turque. Nicolas apprécie, moi également. Jusqu'à la dernière crotte !... Nicolas se vautre « de façon grotesque ». Nicolas admire les « muscles saillants » de Guillaume. Arrêt pique-nique à coté de la rivière et près de bouses sèches en apparence puisque je l’admets, de façon grotesque je claque la croûte pour découvrir la fraîcheur du 2ème effet kiss cool. Nicolas pisse devant la plaque d’un lieutenant mort au combat. Nicolas trouve que ça sent bon derrière Aline (l’odeur du linge propre). Nico me dit que ça fait du bien de marcher dans le calme (mais à qui fait-il référence ? !…). Nicolas se plante de façon grotesque à son propre jeu en faisant un blocage sur la brosse à dent de Priscilla. Il gagne donc les pâtes bolo. Nico et Seb jouent un baby-foot de très haut niveau. Nicolas jubile, parce que sa tente simple-toit n’est pas mouillée de condensation à l’intérieur, pour une fois… Priscilla s’échappe à l’autre bout du lac avec Nicolas et n’a pas l’air de comprendre pourquoi l’eau, soudain, est plus chaude. Nicolas avait visiblement bu un peu trop de jus de fruits au petit déj’… Mais les cheveux de Priscilla ont toutes les chances d’en ressortir plus soyeux… Dans mon sac, il y a la note à régler pour le resto de Nicolas Notre retour dans le dortoir du chalet la Montagne est vite empoisonné par les odeurs émanant des chaussures de Priscilla et Nicolas (surtout de Nicolas). Nico appelle sa copine à minuit et demi… Réveil à 8h, Nicolas est prêt à partir (retrouver sa copine) et dans la précipitation, il oublie ses tongues (en fait, il ne les trouve pas) A l’année prochaine pour le GR20, avec la guitare de Nicolas ! Le TMB d'Alexis : qu'est-ce que je fous là ? On entend Nathalie et Alexis parler et entrer dans des délires... Nathalie et Alexis ont visiblement du mal à émerger. Alexis se remet en question. Qu’est-ce que je fous là ? Nathalie et Alexis vont à la pharmacie acheter des pansements. Mais l’orage menace : on l’entend qui gronde. Alexis doit sortir en pyjama mettre les tendeurs de sa tente. Alexis, lui, n’a pas le vertige, et fait son flash dans la descente jusqu’à l’Alpe de Sécheron (2260 m). Avec Alexis et Nathalie, nous sommes à la traîne. Alexis subit, mais après une barre de céréales il oublie bien vite cette petite baisse de forme et repart. Alexis opte pour une délicieuse entrecôte, et fait son stock pour la semaine. Une chèvre blonde à barbiche veut absolument m’adopter… On parle de plus en plus fort, surtout Alexis, qui par moment se met à crier, faisant se retourner tous les voisins… Alexis et moi nous retrouvons sur une variante extrêmement technique (genre GR20). Dans mon sac, il y a le palmier d’Alexis. Le TMB d'Aline : 3 sucres, 2 BN, et ça repart ! La montée s’accentue jusqu’au col du Bonhomme (2329 m) où, mes chevilles commençant à souffrir et sur les conseils de Julien, j’enlève mes chevillières. Les forces me manquent dans la montée, jusqu'à ce que j’avale 3 sucres et 2 BN... et ça repart. Aline manque de s’envoler... Je démarre sur les fesses car j’ai le vertige. J’enlève mes pompes de rando, et je mets mes tongues. Le début de la randonnée n’offre pour seule attraction que le défilé de sous-vêtements sur sac offert par Nathalie et Aline. On se paie tous une boisson chaude (café, thé ou chocolat) sauf Aline qui, « malencontreusement », oublie de payer et garde les sous dans sa poche. Quel bel exemple de morale chrétienne… Nicolas trouve que ça sent bon derrière Aline. Aline monte la tente. Aline imite les animaux. Nathalie et Aline s’essaient à l’alphabet humain. De toute façon, ça bouchonne dans les échelles… et ça ne s’arrange pas quand Aline s’y met. Repas au bord du lac : pain frais, pâté, saucisson, saladières, pommes, bananes, 4-quarts, …et carottes ! à la plus grande joie d’Aline. Dans mon sac, il y a un sucre d’Aline. Seb se lève et part chercher des croissants. Aline trouve ça très snob. Aline hésite à s’acheter une marmotte en peluche en souvenir. Le TMB de Laurie : une vraie fille de la montagne Quant à Laurie, elle se fait arroser les jambes par la chasse d’eau d’un WC à la turque, qui est dans un état de propreté douteux étant donné que c’est le seul WC ouvert. Nous commençons alors une nouvelle montée vers le Pas Entre-Deux-Sauts (2524 m), pendant laquelle Laurie double tout le monde. On la soupçonne de porter un petit sac vide. Nicolas, au contraire, trouve qu’elle est une vraie fille de la montagne. Laurie, pendant ce temps, joue au foot pieds nus avec les piquets de tente : et elle perd. Laurie plaint le pauvre petit cheval exploité par les méchants profiteurs, inspecte ses plaies, caresse ses blessures et finit par apitoyer tout le groupe. Laurie demande un sucre pour la pauvre bête à Guillaume. Guillaume refuse tout net, la mule ne méritant pas plus un sucre que Julien. On emprunte une variante sur un chemin étroit, un peu boueux à proximité de troupeaux de vaches, et avec quelques passages abrupts et périlleux, mais « qui ne valent certes pas les Calanques », dixit Laurie… Quant à Laurie, elle aimerait bien pouvoir louer une église pour se marier. Vin du pays de Laurie. J’entends vaguement Laurie parler d’une histoire de fou dans un train. Laurie et Priscilla discutent chiffons pendant ce temps… Dans mon sac, il y a le bout de saucisson de Laurie. Le TMB de Seb : plein le cul ! Seb, je cite, « en a vraiment plein le cul ». Seb hésite à acheter un poncho suisse, mais 80 euros c’est trop cher… Bonne rigolade avec Seb. C’est là que Seb trouve un gros paquet de coke (estimé à pas loin de 100 000 euros). Grâce aux talents d’expérimentateur de Nicolas, on découvre qu’il s’agit en fait de lait en poudre (estimé à moins d’un euro). Devant les plaintes de Nathalie et Seb, on se divise à nouveau. Nico et Seb jouent un baby-foot de très haut niveau au point que Seb se fait des cloques aux mains. Départ 9h15, le temps que Priscilla et Seb, guère matinaux aujourd’hui, rangent toutes leurs affaires. En redescendant, Seb a l’air de bien plaire à 2 dames qui le harcèlent de questions sur le TMB. Dans mon sac, il y a un bonbon à la banane de Seb. On traîne un peu au lit puis Seb se lève et part chercher des croissants (et oui, on est dimanche, et tous les dimanches Seb va chercher des croissants). Afin de conjurer le mauvais sort, nous y ajoutons quelques pierres, sans doute beaucoup trop petites, comme le fera remarquer Sébastien le lendemain... Et café pour Sébastien. Et à 10 min du refuge, Julien et Sébastien, qui sont redescendus pour proposer de nous porter les sacs, essuient un refus fier. Sébastien grimpe comme un fou. Le TMB de Guigui : fournisseur de sucres Je me mets en short pour garder mon pantalon au sec (très judicieux !). Nicolas me demande de lui faire son lacet : premier essai impossible, mes doigts sont gelés ! Deuxième essai un peu plus bas après un chalet en ruines : concentration... double nœud réussit ! 6h : il fait toujours un temps pourri au dire de Guillaume qui s’est levé pour aller aux WC. Guillaume s’arrête de temps en temps pour nous fournir en eau et en sucres Guillaume vient à mon secours en me prenant mon sac sur une épaule, en plus du sien, pour finir la descente jusqu’au col du Sapin Guillaume reste derrière Priscilla pour l’eau et le sucre qu’elle n’a pas dans son sac. Laurie demande un sucre pour la pauvre bête à Guillaume. Guillaume refuse tout net, la mule ne méritant pas plus un sucre que Julien. Entre temps, le cheval se sentant le centre d’intérêt d’une chaleureuse assemblée laisse apparaître une curieuse cinquième jambe… Guillaume poursuit néanmoins la comparaison avec Julien, l’air envieux. Suivant les conseils de Guillaume, on emprunte une variante sur un chemin étroit, un peu boueux à proximité de troupeaux de vaches, et avec quelques passages abrupts et périlleux On tente de descendre sur quelques mètres en faisant la « queue-leu-leu »… à l’initiative de Guillaume. J’ai la tête dans le cul. Nicolas et moi, en manque d’efforts, décidons de suivre les traces de Juju. Petit détour vers l’un des lacs des Chéserys. Baignade obligée, Guillaume le premier, dans une eau réfrigérante. Guillaume erre comme une âme en peine à la recherche de la photo du siècle ! Juju et Guigui se félicitent des performances de chacun d’entre nous. Dans mon sac, il y a les chaussettes d’une semaine de Guillaume, les bleues dans les blanches. Le TMB de Juju : ça me gave, je monte... Julien est déjà occupé à nous mijoter un bon curry de volaille, que nous nous empressons d’avaler. Julien échange son 40 litres avec le 60 litres de Nathalie, Julien insiste pour faire la Variante par le col des Fours. Julien va faire pipi, voit des gros nuages et se dit qu’il vaut mieux plier les tentes. Et à 10 min du refuge, Julien et Sébastien, qui sont redescendus pour proposer de nous porter les sacs, essuient un refus fier. Julien laisse son sac et court jusqu’à des chalets en espérant trouver un point d’eau. Mais il revient bredouille. Guillaume refuse tout net, la mule ne méritant pas plus un sucre que Julien. Julien trouve une bouteille de limonade, qu’il s’enfile tout seul, l’égoïste ! Débat très enflammé sur la religion et la foi. Julien se pose plein de questions. Julien est déjà debout et nous prépare le meilleur petit-déj depuis le début de la semaine : pain, nutella, lait, jus d’orange. Les filles veulent faire une pause pipi, tandis que Juju veut monter à l’aiguillette des Posettes (2201 m). Julien « ça me gave, je monte », et il monte. On aperçoit Julien peu après en haut, et on se demande comment on va le rejoindre… Puis c’est enfin l’heure du repas déshydraté, et Juju sort de son sac tous les sachets qu’il traine depuis une semaine. Juju et Guigui se félicitent des performances de chacun d’entre nous. Dans mon sac, il y a 2 verres de vin rouge cul sec de Julien. |
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